Magnificences, songes et merveilles. Villas et jardins de la Renaissance italienne

Villas et jardins sont en Occident le fruit d’une histoire commune qui remonte au moins à l’Antiquité romaine. Désignant à proprement parler une exploitation agricole, la villa constitue avant tout l’incarnation du locus amœnus, le lieu agréable et charmant éloigné de la ville et propice au bonheur. Avec l’avènement de la Renaissance, elle devient un écrin indispensable pour montrer la magnificence du prince, une demeure invitant à laisser libre cours aux songes, un royaume où s’épanouissent merveilles et curiosités de la nature.

Sculpture du parc  de Bomarzo (Viterbo)

Sous l’impulsion de Pétrarque et de l’humanisme, villas et jardins connaissent un formidable renouveau aux XVe et XVIe siècles dont témoignent les célèbres exemples de la villa de Poggio a Caiano (Prato), de la villa Farnésine (Rome), de la villa Madame (Rome), de la villa Farnèse de Caprarola, de la villa Médicis de Rome, de la villa de Pratolino, du jardin de Bomarzo (Viterbo), des villas palladiennes en Vénétie et de la villa d’Este à Tivoli.

Cette conférence donnée le 18 janvier 2020  par Florian Métral, docteur en histoire de l’art fut l’occasion d’un itinéraire « champêtre » et « rural » à la découverte des liens indéfectibles entre art et nature, au sein  de superbes villas et jardins de la Renaissance italienne.