A la recherche du paradis perdu : l’art des jardins dans la peinture, de l’Antiquité au XIXème siècle

Les grandes civilisations ont souvent trouvé leur origine dans un jardin. Qu’il s’agisse du paradis perdu, situé en Orient où vivaient Adam et Eve ou encore du jardin clos au Moyen-Age, tous contribuent à l’épanouissement humain. Ils ont été l’expression de l’apothéose culturelle de ces civilisations. Aussi, c’est à une promenade à travers les siècles et la peinture européenne à laquelle vous avez été invités le 1er février 2020 au caveau de la Chartreuse de Molsheim…

Qu’ils soient d’inspiration religieuse par la Bible ou profane par la littérature courtoise, les jardins n’ont cessé d’inspirer les peintres de toutes les époques qui leur ont réservé soit une place mineure dans leur œuvre soit l’essentiel de la composition. C’est avec le Moyen-Age que le jardin apparaît dans la production artistique, tandis que la Renaissance tendra à lui accorder une part de plus en plus importante en lien avec la pensée humaniste ; la peinture des siècles baroque et des Lumières accordera aux jardins une part majeure tout en mêlant art de vivre, mythologie et authenticité historique. C’est donc à une grande promenade à travers les jardins de tous les siècles dans la tradition picturale européenne que la conférence richement illustrée de Pascal Pradié, de l’abbaye de St Wandrille, nous a invités afin de mieux comprendre que peinture et jardins ont une destinée intimement liée, afin de rappeler à notre temps que beauté et nature peuvent contribuer à l’épanouissement humain.