Un atelier pour chanter du grégorien à la chartreuse de Molsheim les 30 septembre et 1er octobre 2017

septembre 9th, 2017 § 2 comments § permalink

 

Dans le cadre de son nouveau programme annuel à la Chartreuse de Molsheim, l’association ARTS ET CLOITRE propose, pour la prochaine saison 2017/2018, de faire découvrir le chant des Chartreux, au moyen d’un atelier de chants qui se déroulera les samedi 30 septembre et dimanche 1er octobre 2017.

Ce chant grégorien révèle quelque chose d’essentiel et d’universel que les premiers Chartreux ont vécu et qu’ils transmirent dans la mouvance d’un flot continu jusqu’à l’orée du XIXe siècle.Au cours de cette session, le chant des Chartreux sera découvert et étudié au travers d’un manuscrit du XIVe siècle originaire de la Chartreuse de Liège dont la notation indique de précieuses indications rythmiques.

Cette session est ouverte à tous, à ceux qui veulent – pour la première fois – découvrir ce type de chant et aussi à ceux qui ont déjà une connaissance avancée du chant grégorien et qui voudraient s’ouvrir aux subtilités rythmiques du plain-chant gothique.

L’atelier de chant est organisé en partenariat avec l’association Organum et animé par Marcel Pérès, son fondateur. http://www.organum-cirma.fr, personnalité reconnue dans le monde de l’interprétation des musiques médiévales et du chant ecclésiastique.

Il a réalisé une quarantaine d’enregistrements discographiques dont la plupart ont reçu les plus hautes distinctions :  Diapason d’or, Classical Awards, Choc de l’année du Monde de la Musique, New-York Times ‘ essential records of the 20th century.

En 2001, Marcel Pérès a créé à l’ancienne Abbaye de Moissac le CIRMA (Centre Itinérant de Recherche sur les Musiques Anciennes) destiné à mettre en valeur, au travers de la musique, la circulation des hommes, de leurs pensées et de leurs savoir-faire au cours des siècles, et à développer des approches complémentaires entre les traditions vivantes, l’archéologie musicale et les sciences de la mémoire.

 

L’action internationale de Marcel Pérès a été reconnue en 1990, par l’attribution du prix Léonard de Vinci du Secrétariat d’État français aux relations culturelles internationales. Il est aussi le parrain de la cloche « Marcel », construite en 2012 et bénie le 2 février 2013 à l’occasion du jubilé des 850 ans de la Cathédrale Notre -Dame de Paris.

Voici les horaires de l’atelier :

Samedi :

9 heures 30 : accueil
10h à 13 h
Pause
15h 15 à 18h15

Dimanche :

9h 30 à 12 h 30
Pause
15 h à 17 h 30

Le nombre souhaité est de 10 à 15 stagiaires

Le coût est estimé à120,- euros (20 € d’adhésion). Les repas et l’hébergement ne sont pas compris dans ce prix. Prévoir un sandwich ou repas tiré du sac pour samedi et dimanche midi.

Renseignements et inscription par courriel à arts.et.cloitre67@gmail.com, en retournant votre chèque à Arts et cloître , 3 rue du général Leclerc. 67 120 Molsheim.

Venez nombreux vous immerger dans le monde des chartreux avec Marcel Pérès et redécouvrir autrement le chant grégorien dans la seule chartreuse d’Alsace, celle de Molsheim !

Samedi 14 septembre de 10h à 12h et de 14h à 17h: atelier d’ikebana. Découverte et pratique de cet art floral lors des journées du patrimoine.

septembre 9th, 2013 § Commentaires fermés sur Samedi 14 septembre de 10h à 12h et de 14h à 17h: atelier d’ikebana. Découverte et pratique de cet art floral lors des journées du patrimoine. § permalink

Faute d’avoir suffisamment de participants, l’atelier d’ikebana proposé par l’association Arts et cloître samedi 14 septembre à la chartreuse de Molsheim dans le cadre des journées du patrimoine sera reporté au printemps prochain . La prochaine date sera annoncée dans la presse . 

 

Un art pour se ressourcer

février 14th, 2011 § Commentaires fermés sur Un art pour se ressourcer § permalink

Un atelier de calligraphie organisé par Arts et cloître a permis de conjuguer plaisir, découverte et approfondissement en réunissant tous les âges. Une heureuse initiative, autour d’un art du patrimoine qui vaut le détour.

De 12 à 85 ans, hommes et femmes, tous et toutes se sont pliés à l’exercice de la plume avec enthousiasme. Certains débutaient, d’autres étaient plus avancés dans leur connaissance de l’onciale.

L’alphabet oncial a permis de sauvegarder la culture classique par le biais des monastères en transmettant livres et dogmes. Il s’impose dès le IV e siècle comme l’écriture de prédilection des ouvrages de luxe et des textes sacrés jusqu’au XII e siècle. Les Chartreux avaient une bibliothèque réputée et étaient astreints au travail manuel comme le voulait la règle. Pas un bruit.

Le but était de découvrir ou de retrouver les gestes que le moine chartreux avait effectués au monastère de Molsheim durant près de deux siècles (1598-1792). Que ce soit le contenu ou la méditation procurés par la technique de la calligraphie, tous ont mis en avant le fait qu’ils se faisaient plaisir. « Cela m’apporte une paix incroyable, l’ambiance est feutrée, l’accueil chaleureux, ce qui permet de bien travailler », a expliqué l’une des participantes. « C’est très calme, on progresse à son rythme », a ajouté une autre. « J’en avais déjà fait tout seul chez moi, j’ai le temps de me perfectionner durant ma retraite », mentionne un dernier. Un quatrième, féru de généalogies et de recherches historiques, lit le fraktur (ancien allemand du Moyen-Âge) et souhaiterait pouvoir en apprendre la graphie. Enfin, le point commun à tous, c’est de ne plus être fatigué et d’avoir chassé tout stress. Un conseil d’ancien : « Il faudrait proposer aux jeunes de faire de la calligraphie, ils seraient plus calmes et ne traîneraient plus dans les rues, il y aurait moins de délinquance », conclut-il malicieusement.

L.L

Article paru dans les DNA du 12 février 2011.

Un art de vivre créatif

octobre 3rd, 2010 § Commentaires fermés sur Un art de vivre créatif § permalink

Un atelier d’ikebana, art floral japonais, organisé par l’association Arts et cloître a eu lieu au caveau de la Chartreuse et a enthousiasmé les nombreux participants, venus de différentes communes du Bas-Rhin.

Ono no Imoko, ambassadeur japonais fut envoyé par l’impératrice en Chine au VIe siècle. Devenu le prêtre Senmu, il fut le premier au Japon à codifier l’art floral. Si cet art concernait plus particulièrement les hommes et les moines bouddhistes, sa pratique s’est aujourd’hui élargie sans en exclure quiconque.

A l’opposé de la surabondance

Dix participantes provenant de Breuwickersheim, Westhoffen, Geispolsheim, Mutzig ou Molsheim s’y sont exercées avec grand plaisir sous l’œil vigilant de sœur Sabine, franciscaine du couvent de Reinacker. Formée à l’art de l’ikebana en Allemagne auprès du frère bénédictin Willigis, elle continue toujours à se perfectionner. Lors de l’atelier, certaines avaient l’habitude du fleurissement des églises, d’autres non. Pour toutes, c’était un moment de plaisir créatif et pour certaines une découverte de la chartreuse.
L’une d’entre elles, d’abord hermétique à l’art floral japonais a trouvé cela passionnant : « la feuille ou la fleur exprime plein de choses sans modèle à dupliquer, en réalisant sa propre création » C’est aussi très technique selon le type de bouquet envisagé au cours de la journée : shoka, moribana ou rikka. « Cela permet aussi d’offrir une composition à quelqu’un ». Enfin, c’est surtout la sobriété de cet art qui séduit les créatrices : « la possibilité d’exprimer avec peu et avec le vide ,à l’opposé de la surabondance de notre société ou encore la relation entre le ciel, l’homme et la terre. Tout est symbolique et mis en valeur ».
Ceci dans une très bonne ambiance, conviviale et amicale qui a donné envie de recommencer dans quelque temps le même genre d’atelier pour s’y perfectionner !

L.L

Article paru dans les DNA du 3/10/2010