Voir l’invisible. Visions miraculeuses dans la peinture vénitienne du Cinquecento

Comment les peintres, dès la Renaissance vénitienne, conçoivent et mettent en scène la vision miraculeuse dans leurs tableaux

Les visions béatifiques et les apparitions miraculeuses sont des motifs essentiels pour la peinture classique qui n’a cessé, de Raphaël à Ingres, de représenter la Vierge, le Christ, Dieu le père ou des saints se présentant soudainement à de simples mortels.  Que l’apparition ait lieu dans l’intimité d’une cellule ou dans le silence d’un songe, au milieu d’une campagne ou sur la place d’une ville, elle célèbre toujours la force de la vue dans le commerce avec le Ciel. Bien souvent fugace et singulière, la vision miraculeuse pose de nombreux défis à l’art de la peinture qui se doit de recourir à des artifices et des inventions particuliers afin de faire voir, pour toujours, à tous ce qu’un seul a vu, une fois. La vision miraculeuse, au-delà de ses caractères historiques propres, célèbre les pouvoirs pédagogiques du regard, le lien si fort tissé entre le voir et le savoir que la peinture aura su si longtemps défendre.

 

Couverture du livre de Guillaume Cassegrain montrant un détail de l’extase de Sainte Cécile peint par Raphaël

 

Guillaume Cassegrain est professeur d’histoire de l’art moderne à l’université Grenoble Alpes. Spécialiste de la peinture vénitienne du Cinquecento, il est l’auteur de plusieurs livres : Tintoret (Hazan, 2010), La Coulure (Hazan, 2015), Roland Barthes ou l’image advenue (Hazan, 2015). Il publiera en janvier 2019 un livre sur la réception littéraire de Michel-Ange à la Renaissance (Michel-Ange, miroirs d’encre, Hazan) et un essai sur Denis Roche.

Il a donné une conférence intitulée  : » Voir l’invisible.  Visions miraculeuses dans la peinture vénitienne du Cinquecento « , samedi 17 novembre de 16h30 à 18h pour Arts et cloître au caveau de la chartreuse de Molsheim.

Vous pouvez écouter l’interview de Laurence Levard sur RCF en suivant le lien suivant:

https://rcf.fr/culture/13e-saison-d-arts-et-cloitre-du-visible-l-invisible